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Il y a deux jours c'était notre Noël quand les enfants sont tous venus souper. Ce fut une très belle soirée: ambiance, repas et échange de cadeaux. La veille, nous avons eu le brunch chez mon copain de bonsaï avec tout le groupe, conjoints inclus. J'avais trop mangé, heureusement nous avons fait une grande marche ensuite.
Au réveillon de Noël nous étions chez ma soeur comme d'habitude. Nous étions soixante-et-un, oui 61, famille élargie comprise. Ce que ça fait c'est que, même si en apparence rien n'est changé, en vérité, il y a plus de séparation en grappes, partout dans cette grande maison. Alors si l'on ne va pas au devant de quelqu'un, c'est comme si les autres ne font qu'une foule indifférenciée. Il n'y a que les enfants de moins de dix-huit ans, qui sont bien gâtés en cadeaux. Certains des enfants ont de bien jolis minois certes mais est-ce que les cadeaux sont toujours pour ces enfants expressément ou est-ce une courtoisie à leurs parents?
Aujourd'hui, j'ai dormi toute la matinée et nous sommes restés en pyjama et jaquette toute la journée. Fils premier est venu manger de mon ragoût de boeuf tout frais fait. Dans la lancée, j'ai enfin fait les quiches qui ne trouvaient pas place au four puisque ce dernier était occupé avec les deux gros rôtis de porc deux jours de suite.
La période festive est entrain de se passer très bien. Je vais encore recevoir et je serai encore reçue mais déjà j'ai pensé retourner dans ma tanière symbolique pour le reste de l'hiver. Tant de livres à lire et de pratiques personnelles: des activités qui me requièrent d'être seule avec moi-même. J'ai hâte au printemps quand j'aurai fini mon installation à la maison de campagne.
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