04 Mai 2019
Le vide et le plein

Cette semaine, au gré des soubresauts de température, je promène mes arbres nomades pour qu'ils prennent un peu de soleil dans le parking derrière ou sous les lampes horticoles dans ma tanière. Demain, ils iront chez une copine, le temps d'une escapade new-yorkaise, et en attendant d'être réunis avec leurs semblables. D'ici deux semaines je devrais être installée à la campagne, coûte que coûte, vaille que vaille.

Des jours vides et pleins tout à la fois. Vides de la foison familiale, même les petites et mes enfants sont vus à la sauvette. Pleins de mes idées en marche. Vides et pleins dans le quotidien avec un mari, le même, depuis quarante ans que je fête cette année sans grande conviction puisque Lui n'y tient pas vraiment et accède à mes demandes sans enthousiasme. Le tout est attribué au compte de la fragilisation de l'âge!

Hier soir, fils premier m'appelle in extremis pour m'amener à la conférence de Michele Obama au Centre Bell. Nous étions haut perchés mais qu'importe, ce n'est pas une révélation dans ses propos mais du bon sens.

Je n'avais pas noté mais il y a quelques semaines c'était le grand écart avec Robert Lepage par «La Face cachée de la lune» au théâtre que j'ai revu en compagnie de la mamie française des petites. Deux jours plus tard, j'étais seule au Metopera pour «Die Walküre» de Wagner avec Robert Lepage comme metteur en scène. Sa compagnie ne s'appelle pas Ex Machina pour rien!

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