23 septembre 2018
Nourriture du corps et des yeux

Aujourd'hui enfin, jour de repos avec une petite virée vers la petite famille pour ne voir qu'une petite, leur préparer du jello et prendre de leurs nouvelles.

Hier c'était le souper chez la dame, veuve de l'oncle défunt de feu mon père. L'oncle avait l'âge du neveu et la dame, je vous fait grâce de l'étalage de son rang, n'est qu'à peine plus vieille que moi. C'est qu'elle s'est donnée la mission de rapprocher les cousins, ma fratrie et les autres. Nous nous efforcions donc d'être présents, plus présents qu'à prime abord. Mais voilà que j'ai trop mangé de ces victuailles vietnamiennes que je ne pourrais sortir de mon système que dans quelques jours. Le pire c'est le goût qui reste au palais alors que pour maigrir, un palais fade serait un meilleur allié.

Il y a deux jours c'était l'atelier avec un spécialiste venu du Japon. Je l'avais déjà rencontré lors de mon premier voyage à l'île de Shikoku. Quel bonheur de travailler sur mes quatre pins. Le petit pin blanc du Japon sera un shohin, donc plus petit que vingt-cinq centimètres. Le pin noir a été ligaturé aussi. Les deux autres, kotobuki et le suiceca sélect ont été taillés et éclaircis. En soirée, le maître a fait une démonstration sur un énorme pin blanc du Japon.

Le pin blanc avant et après. Évidemment, il n'est pas très dense, en attendant la ramification future.

Ce pin noir du Japon, Pinus Thunbergii, a été ligaturé. Il faut que j'affine encore ce jin sur la tête.

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