26 mars 2018
Transit

Hier soir, nous étions remplis de tristesse, comme si nous ne voulons pas partir. Mais les valises sont prêtes, le fils qui va nous amener à l'aéroport est prévenu, les adieux faits, les voeux de bon voyage reçus, les cartes d'embarquement imprimées.

Ce matin, aux aurores, nous nous sommes levés comme des automates à la sonnerie du réveil. Je suis allée directement dans la cuisine pour faire toaster les gouffres, les beurrer, y verser du sirop d'érable que nous nous abreuvions copieusement depuis deux semaines. M'asseoir pour manger en pensant que jamais je ne suis partie en voyage avec si peu d'entrain.

Les rayons de soleil chassant les fantômes de la nuit, nous sommes partis enfin, peut-être pas excités comme il se doit vers de nouveaux horizons mais au moins prêts pour quelques répits.

À l'aéroport Toronto Pearson où nous sommes, notre vol étant retardé jusqu'en fin d'après-midi, après avoir considéré prendre un taxi pour aller faire un tour au musée AGO comme nous l'avions déjà fait une fois déjà, j'ai sorti le MacBookAir et me voici.

Déjà, dans la bulle d'un aéroport, statique et mouvant à la fois, je me sens partie vers plus de légèreté. Mot d'ordre pour le retour: LÂCHER PRISE.

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