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Toute la journée d'hier pour les dispositions funéraires. Aucun recul devant les faits.
Aujourd'hui, en délégation, une soeur et son mari, Lui et moi sommes allés voir ma mère pour lui annoncer la nouvelle. Je ne savais pas comment mais je me suis lancée. Je n'oublierai pas de sitôt son visage qui est passé de la joie de nous voir au choc de la nouvelle. Elle n'a presque pas pleuré.
Nous l'avons sorti de chez elle pour l'amener manger. Comme si rien ne s'est passé. Elle a mangé. Moi aussi. Sans retenue. Gloutonne même. Sans apprécié.
Elle a enfin pleuré quand elle s'est retrouvée seule chez elle. Une autre soeur est allée la retrouver.
Quant à nous, nous sommes allés chez des amis pour un barbecue. Comme si la volonté de continuer de vivre notre vie est ce qui compte le plus pour l'équilibre mental. J'étais même joyeuse dans la soirée, sans effort, tout en me trouvant bizarre. Anormal, amoral même.
Une semaine à combler avec plusieurs détails avant les funérailles.
Début des vacances pour plusieurs. Pour moi, c'est comme si il n'y a plus d'été.
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