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Aujourd'hui, chez le sensei il y eu des moments magiques. Visite d'un bonsaïste musicien de l'Orchestre Métropolitain qui sifflotait avec les airs d'opéra que nous écoutions. Après Poulenc et les Dialogues des Carmélites, ce fut Madame Butterfly de Puccini. Et je pinçais un gros pin, sa gomme jusqu'à dans mes cheveux. Le musicien défoliait et ligaturait un érable. Le sensei taillait des ginkos. Ce n'est pas Madame Butterly mais Puccini qui m'a presque tiré une larme, aidé par la magie du moment.
Dilemme, je suis très tentée d'acheter un pin noir du Japon, un vieil arbre mais pas trop gros. J'ai taillé ses chandelles et écouté l'histoire de son parcours tragique l'amenant à changer de style. Je l'aime déjà mais je crois que je vais quand même lui laisser la chance d'aller chez un autre, mon copain de bonsaï.
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