24 décembre 2016
Et de trois

À midi, le repas familial des miens où la petite copine de benjamin est absente et où le beau-frère n'est venu qu'avec un seul de ses fils. Repas sobre où la bûche de Noël fut déclassée par la salade de fruit de fifille. Il y eut quand même échange de cadeaux, les petites ont eu des yeux étoilés devant les bidules que grand-papa a eu idée de leur procurer. Fils la relève a eu l'idée saugrenue de nous équiper tous de Squatty Potty.

Hier soir, juste avant le repas, j'ai reçu le message m'enjoignant d'acheter mon billet d'avion pour le Japon à un prix soldé. Inutile de dire que j'ai avalé ma pointe de tourtière de travers et que jamais je n'ai été aussi énervée pour acheter un billet d'avion. Tout d'un coup le voyage est devenu imminent. Me connaissant, je n'ai pas commencé à étudier notre itinéraire comme mes compagnes de voyage qui ont même commencé à acheter des yen. Je préfère être ici et maintenant encore jusqu'à ce que obligatoirement je serai ailleurs et absorbée.

J'ai terminé de lire, «Pour un dimanche tranquille à Pékin» de Marité Villeneuve. Le livre a une couverture exquise et une mise en scène telle que j'avais imaginée pour un livre à moi. Sauf que le livre fut écrit vingt ans auparavant dans un contexte vécu alors que chez moi, ce ne fut que l'ombre d'un squelette de livre, conçu que l'an dernier. C'est dire qu'on n'invente rien mais que le sujet peut être traité très différemment. Le sien est traité sous un angle psychanalytique alors que le mien imaginé aurait été observatoire du monde et de ses échos en moi en plus d'une partie iconographique importante. Quand même, si ce n'est pas ce sujet mais sur l'écriture en général, je considère faire un atelier d'écriture avec elle. Ou même, mieux encore, me déplacer dans sa ville pour finaliser l'autre projet d'écriture qui plane depuis longtemps. L'obstacle principal est mon incapacité à quitter le ronron quotidien pour me réinventer. Est-ce la preuve que je suis telle que je suis, c'est-à-dire telle que construite au fil du temps. Avec mes travers et mes bravades.

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