06 mai 2016
De l'utilité et du sens

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Hier c'était deux sorties pour marcher plutôt qu'une, d'abord avec ma copine au bord de la Rivière des Prairies puis avec la swami dans le parc devant chez moi. Entre les deux, ce repas végétarien que j'ai concocté, riz brun et légumes sautés au tofu. Puis la swami fut déposée à l'aéroport et nous sommes rentrés nous reposer pour être d'attaque à la pièce «887» de Robert Lepage que j'aime, je peux l'assurer. Mais, mais ... sa voix m'endormait, tout comme à la dernière fois. J'ai donc bien aimé, en escomptant quelques moments d'absence involontaire.

Aujourd'hui, dernier cours de peinture et calligraphie chinoise de la saison. De retour à l'automne probablement. D'ici là, je me suis promise de pratiquer. Peindre des bambous, des chrysanthèmes, des fleurs de pruniers et des orchidées. et copier des poèmes calligraphiés.

Demain, atelier de bonsaïs mais ce soir je ne suis toujours pas prête. Pour commencer à me mettre dans l'esprit, je me coupe les ongles plus courts que d'habitude pour plus d'agilité. Et je ramasse mes outils en pensant à ce que je mettrais dans mon sac de lunch. J'apporterai trois arbres pour profiter des conseils privilégiés du prof. Ces derniers jours, je joue à cache cache avec le soleil et le vent. Les branches graciles de l'orme en a souffert mais les feuilles du pyracantha, qu'est-ce qu'elles ont?

Je jongle sur la question de l'utilité des activités, du sens surtout des gestes et des choses. Est-ce désoeuvrement? Non, je ne crois pas. La quête de sens conjuguée au quotidien peut mener loin. Peut-être trop. De la quête à la perte de sens, il n'y a qu'un pas, puisqu'une vie mieux distillée n'a pas besoin d'artifice, quelqu'il soit.

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