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Je suis revenue courbaturée mais très fière de ma journée d'hier. J'avais ligaturé au complet trois arbres, deux saules et un pommier. Nous avons fait la pause du déjeuner mais aussi pour le souper. Manger et rire. J'ai remarqué que déjà mon attitude s'adapte à mes choix. J'étais très concentrée quand je travaille sinon je n'aurai pas pu terminer trois arbres et réussir cette fluidité dans le geste. La petite prof de calligraphie ne disait-elle pas que l'on se concentre non pas sur le pinceau, non pas sur la touffe de crin, mais sur la pointe pointe du pinceau. Et que chaque trait est fait en un souffle. Inspire, dépose la pointe, appuie, soulève, exécute le trait en retenant ton souffle et expire quand le trait est terminé.
Donc, session d'une heure trente aujourd'hui pour peindre au style Xieyi, 写意, des fleurs de pruniers et les branches. Pas mal. C'est fou, mais l'assurance de mes gestes hier en ligature s'est traduit aujourd'hui dans mes traits de peinture.
Promenade au bord de la rivière des Prairies avec Lui suivi d'une soupe aux nouilles aux oeufs et xá xíu puis d'une «queue de castor». Voilà une fin de semaine intense et heureuse.
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