|
J'adore me lever tôt et partir dans le matin calme. Comme hier. C'était rendez-vous chez le pépiniériste en bonsaïs avec copains et copines. Nous avons farfouillé partout dans les serres et avons tous trouvé de quoi nous contenter. J'ai acheté deux arbres, un érable à écorce épaisse tout au long du tronc et un pyracantha aux baies rouges. Ils sont restés sur place en attendant de revenir avec les autres. J'ai même demandé qu'on rempote le pyracantha qui est dû pour maintenant.
Lunch sur la route du retour avec les amis. Malgré l'heure tardive j'ai quand même préparé l'osso buco à la milanaise aux jarrets de porc, avec gremolata et orzo. Très réussi. Ces jours-ci, nous qualifions mes succès culinaires en décrétant qu'ils sont dignes ou pas d'un plat «pour recevoir». Mais toujours pas d'invités en vue, ou bien si, sans que nous ne passons aux actes.
Aujourd'hui, cours de calligraphie reporté sans que je ne sois avertie. Je me suis donc rendu pour rien. Partira-t-il enfin la semaine prochaine ou pas? De toute façon, maintenant que mon matériel est prêt, je vais m'y mettre.
Lecture du journal Le Devoir, seule avec mon thé. Curieusement, je me suis sentie étrangère, en marge de tous les sujets abordés au fil des pages. Je me sens comme hors de ce monde, non plus interpelée comme avant. C'est devenu le monde des autres, voilà tout. Peut-être ai-je une obsession sur mon âge qui me disqualifie du courant actif du monde. De ce monde d'où je tire ma modeste partie.
hier |