|
J'ai mal mangé hier comme jamais depuis très longtemps. Pourtant ce n'est pas de la restauration rapide. À midi, j'étais invitée à manger dans un lieu fréquenté par de jeunes travailleurs, col blanc pour la plupart, plusieurs lisent en mangeant. Une place de dumplings trop épicés, à pâte trop épaisse, fourrée de viande et feuilles de choux. J'étais peinée pour tout ce beau monde qui pense bien manger asiatique.
Le soir venu, rendez-vous avec nos jumeaux dans un autre restaurant près de la Grande bibliothèque, sur Saint-Denis, pour un repas rapide avant d'aller à une conférence sur l'économie sociale. Un autre faux asiatique, «nourriture asiatique pour blancs», disait mon fils. Abus de gingembre, wonton qui sont en fait des dumplings, nouilles soba insipides.
Au milieu de cette désolation culinaire, une bonne nouvelle arrive. Il semble que fils benjamin s'est trouvé un emploi dans son domaine. Nous sommes si contents et lui n'y croit pas encore.
Je pensais pouvoir faire un saut à la campagne aujourd'hui mais pas possible. Lui est en attente pour la phase finale d'une négociation. Et puis le chauffage a failli au cours de la nuit, il faut bien attendre le réparateur.
Enfin je suis partie dévaliser le marché oriental le plus près de chez moi pour cuisiner en vue de la réunion familiale de samedi. Nous serons beaucoup mais surtout je souhaite qu'il en reste pour nourrir les célibataires. Cuisiner exulte mes anxiétés je crois.
Ce soir, j'ai renoncé à suivre Lui dans sa tournée de rendez-vous multiples, Lui qui ne reviendra pas souper.
hier |