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Il me semble que je suis toujours entrain de faire le marché. Le congélateur n'en peut plus. Pire encore, Lui et moi nous nous demandons où est passé le petit congélateur que nous avons libéré il y a plus de trois ans quand nous avions déménagé! Alors je distribue à tour de bras de la nourriture, des plats cuisinés, en plus de mes tourtières, aux fils qui n'en demandent pas tant.
En ma demeure, les signes festifs sont à peine perceptibles, mis à part le congélateur et le frigo bien pleins. Pas d'arbre de Noël, pas de lumières scintillantes, pas de couronne. C'est à croire que Lui déprime, Lui qui aime l'esprit des fêtes. Pourtant, il revoit tous les vieux films qui passent. Non, il retient plutôt son souffle pour un dossier qui devrait se conclure ... le 1er janvier - si, si - mais qui ne s'annonce plus, du moins, de moins en moins. À défaut, il ne sera pas perdu, seulement retardé.
Je me suis efforcée de sortir une petite nappe de circonstance et de petites serviettes pour les mains. J'ai dû demander expressément des cannes de Noël pour qu'on m'en achète, d'habitude, elles font leur entrée dès novembre, sinon octobre.
Je suis entrée depuis quelques jours en période réflexive pour me préparer à l'élan nouveau. Une certaine excitation m'habite. L'espoir est grand pour un temps fructueux. On dirait que j'entend tourner les feuilles d'un éphéméride, avec hâte et confiance.
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