09 octobre 2015
La vie douce

Intense semaine. On dirait que je joue à cache-cache avec mon rhume, lui ne me donnant pas de répit, ou moi ne lui donnant pas de repos. Je tousse, je croasse, je me mouche mais j'ai tenu tous mes engagements. Comme je vois des clients aussi, en plus d'un lunch avec d'anciens clients, j'ai ressorti un tailleur sombre et des souliers à talons. Ce qui ne fait pas l'affaire de Lui qui me trouvait ainsi trop madame. Non, trop garde-chiourme, puisque, sans talons aiguille, jambes galbées et col plongeant, pas de salut.

En travaillant sur mes bonsaïs chaque jour, je suis contente. J'ai pris le partie d'avancer par moi-même, lentement, en apprivoisant chaque geste, assumant mes erreurs s'il s'en trouve. Au lieu de chercher de l'aide ou même un maître. Au-delà des techniques il y a fortement les personnalités qui teintent les enseignements. En somme, je cherche mon propre chemin dans une discipline voilà tout.

Aujourd'hui, enfin, je vais passer la journée seule à la maison. Passant d'un genévrier de pépinière que je tente d'apprivoiser, jouant dans la terre et les racines, à une recette de couronnes de pain aux fruits, jouant dans les farines et de la levure, je me sens entière et cohérente. La veille, j'avais fait une sauce à spaghettis et mariné des hauts de cuisses de poulet sans peau. Lui aurait voulu faire son rôti de porc mais il n'a pas eu le temps de le commander. Pour une partie de la longue fin de semaine, nous serons à la campagne avec les enfants. Sauf pour celui qui est en vacances en Europe et l'autre qui suit plutôt sa copine à la nouvelle maison de campagne de sa mère, au bord d'un lac dans l'Estrie.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale