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Il suffit que je l'écrive, dans la dernière entrée, que je ne lis pas et le lendemain j'ai beaucoup lu. Non pas un bouquin mais d'une traite plusieurs numéros du magazine «L'esprit bonsaï». Les lire pour me sentir de plus en plus humble, de moins en moins compétente. Voilà bien un art que je m'y frotte pour en apprendre toujours devant l'éternel et ne jamais arriver à destination. Justement, je ressens le besoin de me trouver des sujets pour pratiquer des techniques de taille et de ligature.
Alors que plusieurs personnes autour de moi me perçoivent à la retraite, le métier me rattrape toujours. Il y a deux jours, ou trois, je me suis sentie si lucide, si présente que les plans commencent à se tirer tout seuls, comme si il n'y a pas de limiter à évoluer dans ce métier. Effectivement, les limites sont dans la tête, certes conditionnées par les défaillances physiques propres à l'avancement de l'âge.
Justement, il y a deux jours, je suis contactée par une personne référée par une autre dont le nom ne me disait rien du tout. Après la fouille de la mémoire suit la fouille de base de données pour retrouver la personne que je n'ai jamais rencontrée mais qui m'a déjà référé plusieurs dossiers. Hier donc, je suis allée à la rencontre de ce tout nouveau client. Se sentir apprécier, et écouter ainsi, ce fut la plus belle récompense de plus de trente ans de métier. Lui a partagé ces sentiments. Pourtant le dossier présente un défi que j'espère transformer en bonbon.
Après quelques semaines de bonne santé, une défaillance physique m'a rattrapée la nuit dernière où des crampes m'ont assaillies. Le sang dans l'urine est réapparu. Lui a voulu m'amener à l'hôpital à 3h30 du matin. J'ai préféré essayer de passer la nuit. Courte nuit donc. Ce matin, je me suis sentie comme une malade imaginaire. Et mon médecin est en vacances. Est-ce que je vais à la clinique d'urgence ou j'attend la prochaine nuit?
Alors que j'étais en douleur et en nausée dans la nuit, je ne pense qu'à ces sept jours de vacances à la Rivière Maya, achetés il y a quelques jours. Je pensais déjà à une annulation pour cause médicale. Mais bon, ce n'est que dans cinq semaines.
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