03 juillet 2015
Bilan sinistre

Ce n'est pas le temps qui manque, ni d'idées qui flanchent mais le souffle absent et l'urgence d'écrire comme par le passé. L'attention est passée à autre chose, comme ce foie mystérieux que je n'ai jamais pris en considération même si je ne mange pas gras, ni épicé, ni salé. Et la vésicule biliaire que je n'ai plus depuis vingt-sept ans et demie. Je m'en souviens très bien, mon bébé avait six mois. Mon chirurgien m'avait affublé d'une longue cicatrice blâmant ma couche adipeuse qui l'oblige à ouvrir large pour rejoindre la petite poche. Moi je regardais plutôt ses gros doigts boudinés mais qu'est-ce qu'on a à dire au médecin qui vient de te sortir de pétrin. Dire que deux ans après, l'ablation de la vésicule biliaire se fait au laser par deux petits trous.

Comme je me rappelle très bien qu'en l'an 2000, l'année de l'ablation de la moitié de ma glande thyroïde, l'endocrinologue disait qu'il avait de la difficulté avec mon cou trop court, mais au moins il ne m'a pas coupé la corde vocale comme à la mise en garde et le consentement avant opération.

En comptant les deux césariennes, j'espère en avoir fini avec le bistouri. Mais sait-on jamais?

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