|
Décidément les jours gris m'affectent. Si s'ajoute quelque désagrément, voilà que tout dégringole: moral, humeur, sourde colère. Malgré tout, nuit paisible dans mon lit du nord que je ne connais plus.
Retour en ville hier sous un ciel mi figue mi raisin. Moi-même, reprenant le fil des choses par le plus désinvolte. J'ai terminé de lire hier soir, «Cette histoire-là» d'Alessandro Baricco qui fut une surprise. Des perles de phrases superbes.
Aujourd'hui illustre le diapason actuel de mes jours. La migraine de la nuit n'a pas affecté le jour. Sortir les bonsaïs au soleil. Assister à la «graduation» de la petite-fille qui gradue de la garderie pour «monter» en maternelle à la vraie école en septembre prochain. Manger des sushis avec fifille et gendre ensuite avant qu'ils ne retournent à leur bureau respectif. Au bercail, je prépare des boulettes d'engrais organiques pour les bonsaïs. Pas très réussies je trouve. Trop mouillées, plus long le séchage. L'odeur pas si mauvaise, le four est mis à contribution.
Pain aux olives, tortellinis à la sauce rosée pour souper. Mais avant, un saut de puce avec Lui à la pharmacie, au bureau de poste et à la fruiterie. Les cerises sont très chères mais j'ai quand même acheté, ce qui témoigne de ma bonne humeur tranquille. Ciel orageux, les bonsaïs sont rentrés au bercail. Pas par leurs propres moyens, évidemment.
Pendant ce temps-là, les dossiers m'attendent sur le bureau. Il s'agit aussi d'une consolidation du processus de montage de dossier plus conforme aux exigences professionnelles. Une paperasse plus lourde, parfois absurde, mais c'est pour parer à toutes éventualités. Je serai donc secrétaire et contrôleuse pour deux acteurs sur le terrain. Le premier, vieux routier, s'accommodant mal de tout ce carcan, n'en fait qu'à sa tête. Le second, jeune premier, dit toujours oui mais reporte toujours à plus tard tout ce qui est clérical. Moi qui essaie de sauver mes nerfs ...
hier |