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Apprécier des moments de silence en mon antre.
Préparer de petits bouts de repas dans la sobriété des moyens pour moi-même. Me guérir des gestes amples et enveloppants de la vaine prétention de nourrir tout autour de soi. Mais comment répandre l'abondance autrement?
Recompter ces points de sobriété tout en gardant l'écoute des demandes sourdes de ce corps docile. Estomac fatigué. Goût de viande de plus en plus lointain. À l'inverse, l'esprit s'éclaircit. En parallèle, quelle douceur que ce contentement de soi. Je suis comblée.
Sans crier sur les toits, je me détache des cadres culturels habituels. L'an prochain sera tout autre.
hier |