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Avant, quand je venais ici, j'avais déjà quoi raconter. Comme lorsque l'on se retrouve devant une amie très chère et que l'on se met à faire une sorte de mise-à-jour de notre vie réciproque. Ainsi, au quotidien, l'on vit avec son personnage, comme avec son ombre, présentant son meilleur profil, comme chez le photographe.
Quoi écrire quand on ne veut rien raconter. Ou plutôt, quand on n'a plus rien à raconter. Le devoir de mémoire s'est fait ailleurs, avec les gens cités nommément. Les faits notés par le menu seront identifiables plus tard, un jour. Il en résulte un soulagement, ce vide-poche par les mots.
Ah, et ce souci de bien raconter pour rester intéressant. Le public, si restreint soit-il, est un public. Non mais sérieusement, je n'ai pas encore trouvé une seule raison pour continuer le monde de Sally comme avant.
Avec le monde de Sally d'avant, il y avait comme une peur de disparaître. Plus maintenant. Je ne sais pas s'Il y a un parallèle à faire mais dans la vraie vie aussi, le spectre de l'Alzheimer n'est plus menaçant. Tomber dans l'oubli ou s'effacer un jour, où est la différence?
Carpe diem.
hier |