26 août 2014
Ici maintenant

J'écris maintenant, deux jours plus tard, mais je suis encore toute habitée par le plaisir d'être avec les petites pendant toute une journée dimanche dernier. Lui et moi, nous nous répétons encore les bons mots de la grande et les mimiques de la cadette. Une journée vite passée. Une fontaine de Jouvence bien connue que je tiens à distance comme une drogue à laquelle il ne faut pas s'y tremper trop souvent, de crainte de devenir déraisonnable.

Déjeuner avec mon ancienne prof de chinois et ma complice des cours, compagne du voyage de Chine aussi. Encore l'on se promet de se revoir régulièrement, mais comment entretenir toutes les relations tout azimuts. Je viens de rappeler à Lui trois groupes de personnes distinctes à qui il faut rendre visite bientôt. Il faut aussi que je lance un courriel très vite pour repousser la rencontre prévue avec les complices de Chine. Et les anciens d'université qui viennent de proposer deux rencontres en septembre. J'ai décliné le premier, on verra pour le second. Et cette soirée dansante à la mi-septembre, est-ce que je veux vraiment y participer? Dans le fond, il est bon de faire un contrôle serré sur le sens et le pourquoi de ce que l'on fait. Tout comme pour les babioles qu'il faut s'en défaire si elles n'ont pas d'histoire.

Dilemme pour moi entre bonsaïs et calligraphie. Est-ce un vrai dilemme où est-ce parce que je veux trop faire. Au fait, je ne suis pas très avancée dans mes compétences en pratique de bonsaïste. Tout comme pour la calligraphie. Vais-je quand même m'inscrire au cours de niveau II? Tout en recommençant à faire de la calligraphie.

Accompagnée de Fils premier, je suis allée visiter et mon père et ma mère. Devoir minimal.

Au travail, il faut persister. Je réalise la chance de pouvoir encore influer sur l'avenir de l'homme qu'est devenu ce fils. En même temps, mesurer le fossé arbitrairement maintenu avec l'autre qui est en quête d'émancipation parentale, tout en acceptant d'autres influences insidieuses. Le troisième faisant son chemin résolument sans attendre après personne.

Aux affaires plus sérieuses, le comptable ne semble pas étonné de nos soucis de pérennité, projetant l'avenir jusqu'aux petits-enfants. D'autres fortunes, des vraies, projetant même jusqu'aux arrières-petits-enfants.

Justement, avons-nous raison de courir au devant toujours? Devrions-nous pas plutôt pratiquer la pleine conscience, non pas vivre au présent de façon désinvolte, mais vivre par le menu.

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