04 avril 2014
Vie aigre douce

Une semaine sans nom peuplée d'événements somme toute ordinaires. Mais pourquoi suis-je courbaturée? Et habitée d'un qui-vive et d'un sentiment d'urgence et de fin de ligne. Comme si le rouleau compresseur n'est pas passé mais tout est en anticipation de son passage. Comme si c'est une promenade sur la glace vive qui lézarde sous nos pas mais qui ne cède pas. Gare à la dérape! Jour après jour, grappillant des éléments positifs ici et là, éteignant des petits feux anodins mais néfastes.

Les affaires associatives avancent d'un pas heureux. Soulagement de courte durée puisque le suspens demeure encore pour six semaines. Entretemps, j'apprend à mieux connaître ce groupe de personnes que je fréquente depuis peu par la force des choses et je jongle déjà sur la place que je leur ferai ou non dans ma vie, une fois que les événements du mois de mai seront révolus.

Transfert de ma mère de la maison de convalescence à sa résidence de retraite. Exercice parsemé de petits deuils, énormes pour la principale intéressée. Pour ses enfants qui l'entourent autant se peut, soubresauts d'espoirs et de craintes. Un cocktail qui les rend distraits aux affaires courantes de leur propre vie. C'est ce que je disais à mon thérapeute de shiatsu hier: je me sens éparpillée. Elle m'a donné un traitement pour me détendre et stimuler la rate, siège des humeurs! Les explications, c'est moi qui va les chercher, elle se contente de m'indiquer les endroits où passent les différents méridiens.

Je fais définitivement un pain aux deux jours et je trouve même que ma machine à pain est trop petite. Mais je suis raisonnable, je n'achèterai pas une autre à plus grande capacité, ne songeant qu'à en faire tous les jours! Pour varier l'offre de pains que j'ai sous la main. Il faut seulement que j'arrive à en faire pendant la journée pour ne pas veiller tard la nuit.

Les affaires professionnelles sont toujours dans l'enfilade paperassière, ponctuée de petits délais d'attente de bouts de papier qui doivent arriver par la poste et mémoriser en vrac avec les bruits divers causés par la réfection des garages. Répit de marteau-piqueur mais la vrille a pris le relais, accompagnée d'un concert d'instruments autres, non pas assourdissants mais étourdissants, assommants quand même.

Soirée au Rideau Vert avec une pièce en rapport avec un peintre que je ne connais pas. Le sujet m'intéresse mais ce fut trop de verbiage en cette période de chamboulement.

Ce soir, un autre pas heureux pour les affaires associatives. Entretemps, un pain qui s'est fait tout seul à la maison, maman a enfin laissé la machine tranquille faire son boulot, au lieu de tourner autour comme une poule qui attend éclore son oeuf.

Ce soir aussi, une marmite bien réussie de saumon mijoté et caramélisé au sirop d'érable. Servie avec du riz blanc et les feuilles de moutarde chinoise marinées. J'ai trop mangé.

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