12 janvier 2014
Fin de semaine vite passée

Un ciel trouble. Un temps froid, très froid il y a deux jours, beaucoup moins le lendemain, pluie et verglas ensuite. Hier soir, au retour d'aller visiter ma mère, la brume est à couper au couteau le long du fleuve. Là où j'ai mis la voiture, la glace vive au sol m'oblige à me tenir à deux mains aux voitures, en essayant de ne pas revoir au ralenti les fois d'avant quand j'avais chuté.

À force de sensationnalisme dans leur traitement des nouvelles de la une, les journaux télévisuels comme imprimés, contribuent lourdement aux psychoses de tout genres: fusillades par ci, déraillements ferroviaires par là, pannes de courant ou verglas, perturbation aux aéroports ou à la douane, et quoi encore. Les gens vivent ainsi, ballotés de catastrophes en catastrophes, encabanés comme ils peuvent. Vaccinés, tétanisés, faisant la sourde oreille aux facteurs plus préoccupants, perdant le focus sur l'essentiel. Hier, cédant presque à l'annonce de verglas, j'ai failli ne pas aller à mon rendez-vous en voiture pour m'y faire conduire à la place. Me ravisant pour garder mon autonomie, j'étais renversée d'être pratiquement seule sur l'autoroute à l'heure de midi, un samedi. La semaine dernière, par temps très froid, Lui a trouvé saugrenu le rendez-vous que j'ai prise pour 16h au quartier chinois. Alors qu'en fait, nous n'avons eu aucun problème, ni pour se rendre, ni pour nous garer.

Aujourd'hui, j'ai enfin appliqué une recette pour servir les gros champignons portobello mais ... oublié de gratiner le fromage dessus! Je servais aussi ma soupe aux pois sauf à fifille. Son petit bol que j'ai mis à réchauffer au micro-ondes est resté là jusqu'à ce soir. Faut croire que j'ai l'esprit ailleurs.

Dans cette humeur maussade, dedans comme dehors, ce fut un havre de paix que de voir les petites-filles. Jouer avec elles, leur donner à manger, à boire. Les petites bouchées, les petites mimiques, les communications simples et attentionnées. Que de fraicheur dans la lourdeur ambiante. La petite a fait sa sieste dans notre lit, à la place de grand-papa. Sa petite soeur, après une crisette à grands pleurs qui l'a laissé hoquetante longtemps après les sanglots, a fini par s'endormir dans son petit lit de voyage installé dans le bureau de grand-papa. Non sans avoir mangé son yaourt et retrouver sa tétine.

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