05 janvier 2014
Bizarreries

C'était hier, le phở pour recevoir. Bah, ça va! Quelque chose s'est déréglé. Biorythmie, anxiété boudeuse, que sais-je? Lui et ses paroles de trop, ou moi qui préfère qu'on me laisse tranquille. C'est pourtant bien moi qui a invité ce couple mais aujourd'hui je n'apprécie pas, ni leur conversation, ni la conversation. Et cuisiner sans plaisir c'est pire. Plus encore, ils n'ont pas l'air d'apprécier, ni ma bouffe, ni la bouffe. Vains échanges donc: notre voyage, votre voyage, etc. Non, ce n'est pas un échange, ce n'est que prétexte pour se rappeler chacun de ses propres souvenirs de voyage sans mise en commun vraiment. Mais enfin, sommes-nous vraiment amis?

Aller voir ma mère ensuite. La voir apprécier mon phở qui fut son souper. Sa plaie suinte du pus toujours. Pénible à voir.

Aujourd'hui, toute la journée avec elle. Mon humeur ne va pas mieux. La journée a mal commencé. Alors que je connais la route menant à la maison de convalescence, je me suis perdue en chemin. D'un virage à l'autre, je me suis égarée plus encore. Je reconnaissais certains noms de rue, donc je ne suis pas comme en perdition réelle, mais comme dans un mauvais rêve. En plus des mots que j'ai du mal à aligner hier ... Je suis inquiète.

La journée a vite passé avec ma mère qui est en bonne forme. Je l'ai accompagné à la douche comme il y a deux jours. Des cousines sont venues visiter. J'ai fini par sortir un tricot commencé il y a ... dix ans, sinon douze, pour essayer de le continuer. C'est un chandail pour moi, à deux couleurs, en torsades. Mesurer, recompter les lignes, relire les instructions. Tricoter en se demandant si la démarcation va paraître sur le devant, juste sous l'encolure. Et encore, j'espère que le continu dans les torsades est bien égal.

En me promenant dans les couloirs de la maison de convalescence pour utiliser mon iphone sans déranger, j'ai enfin finalisé une rencontre de signature de contrat avec le tour opérateur pour les excursions de mai prochain. Cette préoccupation n'est certes pas étrangère à mon lot d'anxiété.

Rentrer chez moi. Grignoter un peu. Trop tard pour souper.

Pour sortir de ce mauvais sillon d'humeur, je vais devoir encore me faire violence. Comme si je peux repousser les nuages au cours de la nuit et me relever le lendemain, avec le sourire, comme si le soleil immuable a toujours été là et que rien ne s'est passé de bizarre sous le ciel bleu!

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