02 décembre 2013
Turbulences

Hier matin, la bébé glissant sur ses jambes encore fragiles tombait de peu. N'empêche, ses petites dents acérées ont coupé sa langue. Sa bouche en sang faisait une commotion à sa mère, changeant leur plan d'aller jouer au parc. Ainsi nous sommes passés les voir plus tôt que prévu, au matin plus tôt qu'au soir, moi qui languissait d'avoir la bébé dans mes bras depuis deux jours. La petite quand à elle jouait dans son petit monde, accaparant moins grand-maman comme compagne de jeux.

Hier après-midi, nous sommes allés à cet encan publique de produits de luxe. Plus par curiosité qu'autre chose. N'empêche, nous nous sommes donnés quelques objectifs plus que frileux, évidemment non atteints.

Aujourd'hui, turbulences à son comble. Résultat du scan de ma mère de mauvaise augure. Incidemment, elle est malade, ne retenant rien. J'ai lavé. Et servi des plats qui ne passent pas. Conseil de famille convoqué. Rendez-vous pour un autre test pris dans deux jours. Comment faire pour la préparer? Le mois s'annonce perturbant ...

Ce soir, une autre première fois, même si le coeur n'y est pas: nous allons au Centre Bell voir une partie de hockey des Canadiens. Lui disait qu'il y va pour le folklore, ayant «gagner» les billets par un tirage au sort entre administrateurs. J'étais là, haut perchée dans les rangées de sièges. En émergeant dans l'enceinte de l'arena, j'ai eu le vertige de crainte de dégringoler. L'assistance est rouge dans les chandails de jersey de leur club, rouge dans leur ferveur partisane et bon enfant. «Nous» avons gagné en plus.

J'ai bien aimé l'expérience, même la petite marche de dix minutes pour se rendre et pour revenir, du Centre Bell jusqu'à l'endroit où nous avons laissé la voiture. Au fait, c'est garçon tendre qui a initié son père, à cette place pour garer la voiture loin de la cohue, mais aussi à ces informations qui circulent dans la culture du hockey. Informations qu'il me servait tout au long du match d'un air tendrement amusé, mais impressionné, puisque tout cela vient de son fils.

Ce soir, je me sens comme un soldat. Soulagé d'avoir «survécu» à cette journée, anxieuse à la prochaine. À tort ou à raison.

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