18 octobre 2013
Toscane

Jeudi 18 octobre 2013 17h55, à Civitavecchia, Italie

Un temps suspendu qui n'appartient ni au présent ni à l'avenir. Encore moins au passé. Je ne m'appartiens pas, ni à personne non plus. Peut-être aux deux moustiques qui m'ont piqué il y a moins d 'une heure, me causant deux enflures, l'un au creux du bras gauche, l'autre sur la mâchoire, gauche aussi. Mais peut-être sont-ils morts après m'avoir piqué. Alors ils ne s'appartiennent plus non plus.

Voilà cinq jours que nous sommes en Italie. Le premier jour, nous avons perdu plus de deux heures de route pour cause de mauvaise manipulation de GPS, en plus du temps consacré à trouver un garagiste pour remplacer un fusible que le même GPS a grillé. Et moi qui n'avais pas une seule carte routière papier en mains. Nous avons fini par nous rendre évidemment à bon port: petite maison aux murs de pierre, au toit de tuiles, nichée dans les collines toscanes. Décor classique: routes bordées de cyprès, avec les oliviers d'un côté, de l'autre les pieds de vigne.

Deuxième jour passé à San Gimignano et Certaldo Alto. Fin du jour à Volterra où nous n'avons rien vu pour cause de brouillard. Retour sur une route sinueuse avec visibilité plus que réduite. Souper récompense dans un restaurant qui nous a été recommandé par l'aubergiste puis retour à la petite maison par la route qui s'impose plus familière.

Troisième jour à Pise et Lucques. Nous n'avons pas poussé jusqu'à Florence mais avons repris la route de Volterra, comme il faisait plus beau. Bien pensé, puisque les lieux en valent la chandelle. Le retour fut moins hasardeux.

Quatrième jour passé à Sienne. Nous avons abandonné l'idée de faire un tour à Florence qui mérite certainement plus qu'un simple passage. D'autant plus que nous avons déjà visité Florence en 2007. Retour à San Gimignano pour souper et quelques dernières emplettes touristiques.

Cinquième jour, première étape du voyage, la portion terrestre est complétée avec ce retour vers la côte, en délaissant les collines. Civitavecchia, c'est Fort Lauderdale en beaucoup moins manucuré. On y vend que des pacotilles aux images de Rome et du Vatican. Au menu des restaurants, il y a du poisson. En Toscane, j'en ai mangé du prosciuto, que lui appelle du promiscuito, en rosissant!

Un petit tour du front de mer et du centre-ville à pied. La voiture est rendue, à deux pas de l'hôtel qui est à douze pas de l'entrée du port d'embarquement. Voilà, nous entrons en ce temps qui ne nous appartient plus, dis-je.

Dernier tour de piste sur internet ce soir. Avec wifi inclus en Toscane, je me suis même permise de poster sur Facebook et d'échanger avec quelques personnes. Pour les prochains douze jours, ce sera incertain.

Note pour moi-même: trop de pain avalé les derniers jours, un peu de marche oui mais rien de trop forçant ni d'assez sportif. Définitivement, pas assez de légume ou d'eau. À remédier sur le bateau!

Aussi, objectif de poids à perdre révisé plus sévèrement. Au lieu de 140, peut-être 130.

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