|
Pas vu passer la journée. Il paraît qu'il fait chaud dehors. Je vaque à mes occupations domestiques en repoussant l'heure d'aller au marché jusqu'à ce qu'il soit devenu trop tard. Manger frugalement mais trop de frugalité c'est comme une soif non épanchée. Alors on se met à ruminer le manque qui fait tourner en rond.
J'ai enfin commencé à lire «Mãn», le dernier de Kim Thúy. Le livre traine sur mon bureau depuis des semaines. Entre deux rangements ou en attendant que l'ordinateur redémarre, je ramasse le livre et je lis quelques pages. Comme avec son premier, «Ru», je suis renversée dès les premières pages mais, au contraire du premier, j'ai poursuivi la lecture avec confiance. J'étais trop préoccupée dans le premier à essayer de départager l'authentique de la fiction. Ce qui est génial c'est l'égrenage des mots vietnamiens et leur traduction au fil des pages. Tout ce que je peux dire c'est qu'elle n'a pas raté son coche. Au premier, je n'étais pas convaincue de son talent mais plutôt de son opportunisme.
hier |