31 janvier 2013
Partir un peu

Je partirais ce soir. Entretemps, il faut encore acheter les tuiles céramiques, choisir les o'gees (ou cimaises) qui seront en bois, plus dispendieux qu'en MDF mais plus faciles à travailler. Et puis aussi faire les dernières emplettes pour remplir les valises vides que j'amènerai à fifille. Saumon fumé et bagels. Et panettone.

Ai-je raconté que nous avons acquis au cours des derniers jours un beau collier en or pour moi, cadeau d'anniversaire ou de Noël, ou est-ce de Saint-Valentin? Ou sans occasion particulière. Nous en cherchons un depuis quelque temps et avons failli acheter un tout beau à la Place de l'Opéra avant Noël. Lui était prêt mais j'avais résisté à cet achat impulsif en trouvant un défaut au bijou: trop léger en or, ai-je décrété.

J'aime la disparité, ou l'apparente incohérence, de nos gestes notés plus haut. Cela traduit la variété de notre registre. Ou de notre originalité. Consciencieusement, rapporter des canettes vides pour récolter des cinq cents par exemple, mais rapidement décider d'un achat de bijou, tout à fait inutile. Conscience et inconscience.

Garçon tendre partira lui aussi, par un vol différent, pour deux semaines. Il se prépare à sa façon, avec son réseau et ses contacts. Surtout pas à la manière de ses parents. Par exemple, il ira à Prague, pour le «nightlife» et non pour les vieilles pierres, ou les beaux yeux de Wenceslas. Peut-être en l'honneur d'un joueur tchèque des Canadiens, inconnu de moi.

Enchantée par la nouvelle valise à quatre roues achetée le matin même, je suis partie sans la pochette qui contient passeport et menues nécessités. Revenir à contre-courant du trafic de l'heure de pointe sans trop de stress puisque nous nous sommes pris tôt. Manger à l'aéroport avec Lui comme un rituel, mais pourquoi, puisque l'on nous servira un repas en avion?

Voilà. Je ne serai partie que cinq jours en Île-de-France.

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