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Deux jours passés à ma maison du nord. Hier, je n'avais pas le goût, ni de manger encore moins de cuisiner. Nous sommes ainsi partis, les mains presque vides. Pour ne pas avoir à ressortir de la maison, nous sommes quand même passés à l'épicerie. Achat impulsif en se regardant et en riant jaune. Lui non plus n'a envie de rien. Il faut ce qu'il faut. En pareil état, tout jeune ou vieux couple, se chamaille pour des petits riens. Nous n'y échappons pas.
Sur place, comme toujours, un feu de foyer me console du vide, aidé par des croustilles avalées en étant très consciente de leur fonction de remplissage. Maintenant que je vais revoir mes petites-filles bientôt, j'y pense à tous les instants sans trop le dire puisque Lui doit patienter jusqu'à la mi-février.
Aujourd'hui, rencontre avec notre voisin, celui qui fera les rénovations dans la maison. Nous nous sommes entendus sur le vestibule qui sera construit très bientôt mais nous avons reculé sur l'idée d'une grande penderie contigüe, puisqu'il aurait fallu condamner une fenêtre. Dans quelques mois, au dégel, nous ferons aussi l'ajout à la terrasse arrière, harmonisant le tout. À débattre toujours, l'idée d'un spa à intégrer à l'extérieur ou à l'intérieur de la maison.
Après le passage du rénovateur, nous avons déjà commencé à déplacer les meubles, préparant le terrain. Ranger, trier, ordonner, recycler. Rien comme tel pour retrouver le moral et l'harmonie à deux. J'ai fait le même travail dans le congélateur. Me voilà pleine de plats à cuisiner. Ce soir, retour en ville, les sacs pleins. Retrouver les bonsaïs qui ont bien tenu. Moi qui n'aime pas les portes fermées, je tiens celle de mon bureau close maintenant pour conserver l'humidité pour eux.
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