07 novembre 2012
Abondance

Faisant fi à la pile de livres qui attendent toujours d'être lus, je me suis lancée sur un autre nouvellement acheté, «La fiancée américaine» comme on se jette à l'eau un jour de froidure de novembre. Un gros volume de plus de cinq cents pages, en petits caractères. Une écriture qui vous oblige de ralentir la vitesse de lecture pour en saisir toutes les nuances. Un écrivain que je ne connais pas. Un traitement choc pour me secouer de la planète bébés. En même temps un remède radical pour planter plus loin encore mes racines nord américaines et cosmopolitaines, alors que je m'apprête à revivre la part vietnamienne et dalatoise de ma vie. Dans un mois.

Hier, Lui est venu avec moi à une conférence sur le bonsaï. Aujourd'hui, la petite est venue chez nous toute la journée. Ce soir, une pièce très intéressante chez Jean-Duceppe. Plusieurs changements de décor, entracte, et tout et tout. Traitement que nous nous sommes déshabitués avec les pièces présentées d'une seule traite sans entracte. J'entend derrière moi quelqu'un qui se plaignait d'un peu de longueur. Pour moi, ce n'est qu'une fatigue plus grande, non pas à cause de la pièce mais de la journée accumulée.

Je n'ai de cesse de remercier le grand Bouddha, installé à l'angle de ma salle à manger de façon à ce qu'il domine, mais discrètement, les espaces vivables de ma demeure, pour ma vie abondante et paisible. Et pour la sécurité diligente aux miens.

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