31 juillet 2012
Une date, une page tournée

Aujourd'hui, nous avons vraiment vendu le vieux perchoir. Transmettre tous les clés. Donner rendez-vous à son propriétaire sur place avec idée de lui expliquer le fonctionnement des appareils. Geste futile mais nous avons besoin de le faire. Comme pour mieux en faire le deuil. Est-ce bien pour cela que je n'ai presque pas dormi la nuit dernière? Ce fut le café en soirée qui a pris le blâme...

Depuis trois mois, nos pas errants nous conduisent toujours en direction du perchoir. Avec l'excuse de vérifier s'il y a encore du courrier. Jusqu'à ce samedi, le seul journal papier que je reçois est toujours livré là.

Déjà cet après-midi, mes esprits cherchent désespérément un nouveau point de chute qui sera logiquement mon nouveau logis. Mais pas encore, du moins pas aujourd'hui.

À la fin du jour, j'ai envoyé un texto aux quatre enfants, ressentant le besoin d'en marquer le passage, les invitant à manger par la même occasion. Évidemment leur vie est ailleurs, malgré leurs échos qui me sont revenus par la même voie.

Aux dernières nouvelles, la tortue est trop coûteuse à réparer. Le garagiste a voulu nous en vendre une autre, plus petite, en meilleure condition. Mais pourquoi? D'un deuil à un autre, dépeçons la tortue pour la vendre en pièces détachées, tiens. Je n'en veux plus.

Incidemment, aujourd'hui c'est le 33è anniversaire de notre mariage. Ce qui n'impressionne personne, mis à part le nouveau maître du perchoir!

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