16 avril 2012
Point de rupture

Hier soir, entre 22h et 2h du matin, du retour de l'Abitibi au moment de m'endormir, j'étais dans tous mes états. La journée d'aujourd'hui m'obsédait. La journée en réunion des affaires publiques, la rencontre de clôture de ce dossier qui me stresse depuis le début de l'année à la fin du jour, les premiers prospects au perchoir en soirée. Des enjeux sérieux donc sur la table, dans l'espace publique comme en sphère privé. Et mes parents que je n'ai pas pu visiter. Et les cartons qui encombrent le perchoir. Toute cette précipitation au nom de la logistique!

Je suis donc partie ce matin en catastrophe, avec ma trousse de maquillage et ... la bouteille de dissolvant de vernis à ongles! Avec la poussée de chaleur météorologique, j'étais en porte-à-faux avec mon pantalon et ma blouse noire. Et mon porte-documents bien bourré.

J'étais calme en réunion mais je bouillais intérieurement. Au chantier où je suis passée, un ouvrier manque à l'appel, l'autre avance seul, accumulant les heures. J'avais attrapé la serpillère et Lui un chiffon. Nous avons un peu nettoyé la poussière de plâtre et de brin de scie. Il faisait chaud, les fenêtres étaient ouvertes, les bruits de la circulation de l'heure de pointe ne nous sont pas épargnés.

Au rendez-vous de clôture, une surprise de taille, une poussée de stress. Au perchoir ensuite, un espoir et un épuisement. Épuisement dans le sens du stress décanté, c'est-à-dire, n'importe comment, sans savoir où donner de la tête pour se reposer vraiment. Comme l'on se sent mal ainsi! Comme un moteur dont on a coupé le contact et qui tourne toujours ...

Ce soir, même Lui disait: «Et si nous repoussons le déménagement d'une semaine, veux-tu vérifier si la date sera bonne?» Ah, ce n'est pas si simple! La question est de taille!

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