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Dure journée. Non pas parce qu'elle est dure en soi, mais avec un virus que j'ai chopé, je ne sais pas où, c'est dur d'avancer, frissonnante et lasse.
Anniversaire de ma plus jeune nièce au buffet chinois. J'en ai le tournis de voir tous ces gens se servir et resservir des assiettées pleines de toutes sortes. Des omnivores en puissance, convergeant vers ces auges à peine déguisées, bien remplies, bien colorées. Je suis contente d'avoir mangé peu, choisissant bien, bouchée par bouchée. Une bonne pratique pour la croisière qui arrive à grands pas.
Après-midi au boulot. Infructueux de prime abord, mais il faut faire ce qu'il se doit. Avec les clients, je blague et je ris, simulant la forme. Après la tombée du rideau, je me précipite sur le tylénol.
Un fils vient souper. Je sers un saumon sauvage cuit à l'étuvée, après un apprêt de vinaigrette balsamique. Puis je met au four un grand plateau de xá xíu que les fils vont s'en délecter. Ramasser la cuisine ensuite avec peine.
Ce soir, toussotant et faible, j'ai quand même regardé les Oscars, admirant les robes. Il est vrai que la cinématographie est bien présente dans nos vies. Certains acteurs sont comme des voisins qu'il est bon de revoir de loin en loin.
Les fins de mois, les derniers jours avant une étape, je les gaspille un peu, je crains, comme lorsque l'on tourne trop vite les dernières pages d'un livre. Au moins, on peut y retourner aux dernières pages d'un livre pour le relire doucement, mais les jours que l'on traverse en courant, et bien, ils sont gaspillés pour de bon.
hier |