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Voilà, c'est fait. Nous sommes entrain d'acheter un autre perchoir. Moins haut perché mais quand même. De sa vocation de pied-à-terre, l'on suppose que nous y serons moins puisque nous serons plus partis en des lieux plus ou moins exotiques. Au moins je pourrais prétendre à habiter plus dignement la maison du nord.
Sous le coup de cette nouveauté, nous avons reçu des amis pour la soirée. Mes amis vietnamiens, pour le Nouvel An lunaire. Repas et ambiance des plus intimes et animés. Je ne m'attendais pas à tant. Mais voilà, l'un et l'autre avait à se faire pardonner, qui d'une trop longue absence, qui de paroles trop rigides, qui de son ton trop dur ou trop inconséquent. Et moi qui a trouvé le bon moment pour transférer au groupe la responsabilité des prochaines rencontres au lieu de l'assumer toujours. Mine de rien, il y a là un désengagement significatif, encore inaperçu aux yeux des autres.
Décor de circonstance et ma table très très sobre
Déjà, je commence à mentalement déménager, meubles et livres, tentures et tapis, occultant du coup la petite voix du regret de me séparer tôt ou tard du perchoir actuel, théâtre de vingt ans de vie.
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