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Je lis «La femme au miroir» d'Éric-Emmanuel Schmitt. J'en suis à la page 172. Et je n'aime pas.
Peut-être parce que Schmitt après Laferrière, c'est brutal. Peut-être parce que je me retrouve dans le monde de Laferrière mais pas du tout dans ces femmes d'après Schmitt. J'avais déjà trouvé la plume de Schmitt fluide, dans d'autres romans, pas dans celui-ci. Peut-être se force-t-il trop pour brosser le portrait de ces femmes? Je lui confère presque le titre d'imposteur, pourtant, je ne trouve pas de raison préalable à ma mauvaise foi. Pourtant, devant un autre écrivain, Robert Olen Butler, plus écrivain académique qu'un auteur à succès, je me suis étonnée de sa connaissance de l'âme vietnamienne, sans être vietnamien pour autant.
Je poursuis cette lecture quand même, parce que je ne le reprendrai pas, si je m'interromps.
Ce soir, par skype, la petite fut très distante, sans sourire, très à l'aise chez elle. Ma voix nasillarde doit-être étrangère pour elle? Même la vue de grand-papa ne lui a pas arraché un sourire spontané comme d'habitude. Pourtant nous l'avons vu il y a moins de dix jours. Je me demande comment elle sera dans un mois, entre sa mamie française et sa grand-maman québécoise? Oui québécoise et non vietnamienne, puisque j'avais décidé qu'elle ne m'appellera pas bà ngoại, ou mamie.
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