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La semaine dernière, je Lui avais dit d'un ton sérieux que dès qu'il aurait fini avec l'enfilade des dossiers actuels, il faut que l'on se ménage du temps pour se parler de nos propres affaires. Il faisait la remarque que j'avais toujours l'air si dramatique pour ces choses-là. Je rétorquais que justement il s'en sort toujours d'une pirouette et que je n'ai pas l'écoute nécessaire pour nos propres affaires. Alors qu'il est très présent aux dossiers des autres.
C'est donc aujourd'hui que nous avons passé beaucoup de temps en voiture et dans la ville pour explorer nos propres avenues. Fuir les dossiers, les distractions, la télévision, la paperasse. Contrer l'envie de s'asseoir machinalement devant l'écran, de farfouiller pour quelque chose d'utile ou de futile. Être disponible en même temps pour les mêmes questions. Ça doit être cela le défi des parents de jeunes enfants!
Ainsi, nous avons passé une journée ensemble à parler. Comme si nous ne parlions pas d'habitude. Mais au moins, nous avons parlé de nous-mêmes. De nos désirs et aspirations. Pour aboutir nulle part, remarquez. Seulement, l'après-midi a mis l'assiette, pour ainsi dire, au souper dans un restaurant où j'ai pu décider moi-même de la quantité de ce que je vais manger. Trois bonnes pétoncles accompagnées de deux grosses crevettes, à l'huile d'olive et grillées, voilà tout. Avec une salade méditerranéenne en entrée. Quant à Lui, l'agneau fait toujours son bonheur. Avec un bon vin.
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