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Malgré ce titre tapageur, une des rares fois que j'ai le titre avant d'écrire un mot, ce fut un beau Noël. Harmonie et avalanche de cadeaux dans le clan. Pas de fausse note, pas de cadeau mal venu, en ce qui me concerne. Et la petite a été le clou, avec son petit minois et ses manières. Grande démonstration encore de son attachement à sa grand-maman qui fut le meilleur cadeau que j'ai reçu publiquement. Vanité aidant, le cadeau reçu devant autrui est toujours plus éloquent que celui intimement ressenti.
Le choc fut notre virée chez le beau-frère. Température mauvaise, voiture du fils qui clopine, en partant de chez ma soeur à la Rive sud, nous avons pris un chemin inconnu pour y arriver. Chez le beau-frère, ce fut une démonstration de l'antre d'un ours, sans touche féminine depuis quinze ans. Éclairage inadéquat, odeur suspecte, nourriture insuffisante, quel écart entre l'abondance et richesse culturelle qui m'entourent et l'absence en ces lieux. Mes enfants furent élégants, pleins d'entrain, mangent et boivent avec plaisir, rappelant les bons souvenirs d'avant, quand ils étaient enfants.
Ce soir, revenus au perchoir, Lui et moi mesurent notre chemin parcouru depuis cette quinzaine d'années, en se demandant ce que nous pouvons faire pour l'ours. Fatigue aidant, impossible de dormir.
Il est clair que j'ai pris du poids depuis trois jours, même si j'ai peu mangé de tout ce qui fut servi. Mais chez ma soeur, je suis tombée dans ces croustilles au crevettes, ma faiblesse. Et chez le beau-frère, j'en ai repris de ce gâteau au chocolat, jouant le jeu de l'entrain!
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