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Aujourd'hui, rencontre avec des clients. Nous les avons amenés déjeuner. Un dossier se prépare pour être opérationnel dans trois mois. Il y aura un peu de déplacement. Nous étions prêts à diriger les clients vers un autre professionnel pour ne pas avoir à trop courir, mais ils ont l'air de tant compter sur nous que nous n'avons pas eu le coeur de les repousser.
Après-midi à récupérer de cette rencontre. Beaucoup parler, faire une représentation, défendre un point de vue, etc. c'est plus fatiguant que l'on ne pense. Et puis, j'ai mal au dos depuis hier soir. La nuit ne l'a pas guéri. Malgré tout, j'ai fait le marché. Je suis entrain de faire la recette de gratin. En plus de préparer un saumon gravlax.
Situation clarifiée avec d'autres clients par simple appel téléphonique au lieu de trainer un stress latent.
Ce soir, plaisir de voir sur skype la petite en forme. Elle m'a fait signe de la main dès qu'elle m'a aperçu en plus de se diriger vers l'écran d'ordinateur pour le ... massacrer, en grimpant sur le clavier.
Je viens tout juste d'apprendre qu'un ancien voisin que nous avons beaucoup fréquenté, du temps où les enfants étaient jeunes, vient de décéder d'un cancer qu'il traine depuis des années. Drôle de sensation quand l'on voit sur l'avis de décès l'année de sa naissance qui est la même que la mienne, ainsi que de la sienne à Lui. Depuis trois quatre ans que je pensais lui rendre visite sans jamais le faire alors qu'il est ici à Montréal même. Je suis donc contente d'avoir visité la vieille dame de Marseille même si elle ne m'a pas reconnue. Elle que j'ai retrouvée la trace depuis 2003.
Incidemment, la semaine prochaine, des amis de Californie viennent à Montréal visiter un vieil homme de quatre-vingt-seize ans. Au téléphone, l'ami me dit qu'ils le font avant que la personne ne meurt. Même argument que moi d'ailleurs. J'imagine que l'on pensait avoir plus de temps devant soi quand l'autre personne a son âge, aussi, je ne savais pas que son cancer est revenu ...
Justement ce soir, en marchant au dépanneur pour acheter de la crème nécessaire à mon gratin, je pensais à l'image d'une montagne qui illustre la vie. Une montagne dont les deux versants sont inégaux, le premier en pente plus douce quand on le gravite lentement jusqu'à son sommet, à 40, 50, 60 ans selon chacun, pour descendre abruptement l'autre versant. À moins de vivre longtemps d'une vie stationnaire, à feu tout doux. Je pensais d'ailleurs que j'ai atteint mon sommet maintenant, au tout début de ma soixantaine. Une réflexion qui ne me dérange pas. Une simple constatation.
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