15 août 2011
Grande joie, grosse peine

Bus de nuit sans encombre. J'ai dormi malgré la tristesse au coeur. Au cours de la journée j'ai lu d'une traite le dernier livre de David Servan-Schreiber, "On peut se dire au-revoir plusieurs fois", un petit livre limpide et honnête. Il me reste à me dire comment nourrir cette paix intérieure essentielle à la vraie joie de vivre. Tout le reste n'est que comédie humaine.

Décor à l'intérieur, en haut de l'escalier, au théâtre du Monument-National.

Depuis ce matin donc, je suis en Abitibi, gardant la petite qui fut une joie. Joie du moment, à chaque instant. Sans pouvoir supplanter l'autre, le poids qui pèse, qui gâche l'appétit, qui bouche l'horizon.

Le petit livre de Servan-Schreiber arrive comme une bouée. Une leçon authentique que je serai bien folle de ne pas suivre. Maintenant, saisit-on la bouée à moins d'être entrain de se noyer vraiment? Le problème est que l'on attend toujours l'inévitable en poussant ses limites ... Il faut que je retrouve le chemin de la méditation.

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