01 août 2011
Entre deux mois

Hier, le 31, c'était comme une journée rescapée du reste du monde. Dès le soir précédent, en arrivant dans notre chambre du nord, j'étais heureuse comme si je n'avais plus de lien, pas d'obligation, libre devant les heures qui s'en suivaient. Hier donc, nous voilà comme très loin de la veille, seuls devant nos affaires domestiques. Lui recoupait encore "son" gazon, je vidais la centaine de courriels qui se sont accumulés dans l'ordinateur du nord. Le système est monté de façon pour que les courriels arrivent dans mes deux ordinateurs ainsi que l'iphone. Ainsi, je ne manque rien et répond selon les urgences.

Pour le reste de la journée, nous avons entrepris l'assemblage des dalles en pas japonais menant à la véranda. Deux essais avant que nous ne soyons tous les deux satisfaits du motif! Et elles sont lourdes à lever, ces dalles de formes irrégulières, récupérés de la démolition de la terrasse d'un client. Ensuite, nous avons déterré et enlevé toutes les roches qui formaient le rond du parterre d'en avant. Et les disposés à la brouette vers l'orée du bois. Il va s'en dire que nous avons travaillé lentement et longuement. Quelle façon de dépenser sa liberté, n'est-ce-pas?

Après un saut dans le lac et le souper, de nouveau, nous avons fait la peinture en aérosol des points de soudure des chaises du patio qui ont commencé à rouiller. Il n'y a que les fenêtres que nous n'avons pas lavé tel que prévu, c'est-à-dire, une à la fois, chaque fois que nous allions à la campagne. Et nous avons décidé de dormir là-bas pour une seconde nuit, avant de revenir en ville seulement ce matin.

Revenir pour une seule raison: c'est ma journée de garde auprès de mes parents. Sinon, j'étais partie pour y demeurer dans cette maison où je ne vois pas défiler le temps. Revenir pour trouver le coin du perchoir bien bruyant ...

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