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Hier matin, il y avait ce moment d'hésitation devant la semaine toute neuve et plusieurs pistes d'action. Mais tout se place. Nous avons rencontré cette famille qui doit s'installer à Montréal dans les prochaines semaines, sans notre aide. Une rencontre amicale teintée d'une perspective professionnelle. L'entre-deux est difficile, avec Lui qui déballe son discours habituel sans nuance.
Grand bout de l'après-midi consacré à mes parents. Mon père en son institution, triste étranger du présent. Ma mère chez elle, bien ancrée dans le quotidien. Deux vies parallèles, avec soixante ans de vie commune quand même, ce qui n'est pas rien.
Aujourd'hui, grand ménage dans la pile de documents qui s'est installée avec le temps sur cette chaise à bras dans le bureau. Avant d'aller cueillir mon premier panier de légumes frais. Je prend mon alimentation de plus en plus au sérieux. Ces derniers jours, je prend du maquereau en conserves, ramené de Saint-Jean-de-Luz, à midi. Ce soir, salade fraiche du jour et aubergine en tempura.
Démarrage d'un tout nouveau dossier c'est-à-dire du travail en perspective, malgré les vacances de la construction qui commenceront cette fin de semaine. Les fils partiront d'ailleurs seuls avec leurs cousins jusqu'à Myrtle Beach, lieu mythique des vacances d'été du clan. Entretemps, je concocte la première fête d'anniversaire pour la plus jeune et ma soeur organise celle du patriarche. Quatre-vingt quatre ans les séparent, autant dire un siècle. Mais un seul point commun entre eux: ils n'ont pas conscience du brouhaha qui les entoure. En espérant qu'ils ressentent la ronde des êtres aimants et le filet attendri de leur amour.
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