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Le pouls de l'été bat doucement. Appels théoriques de bien des activités mais il faut se lever de notre confort et partir. Alors, on ne se lève et ne part pas. Le vrai farniente que Lui découvre avec décontenance. L'un des fils qui a toujours travaillé un peu depuis ses dix-sept ans, en plus de ses études, s'est trouvé diplômé sans se prendre au sérieux et temporairement sans emploi depuis deux semaines. Il en est si désemparé qu'il vient de prendre un petit poste, celui de ses dix-sept ans! Alors il se lève à 6h du matin, va tondre la pelouse de son ancien collège en plus de menus travaux d'entretien. Tel père tel fils!
Autre trait de ressemblance: l'un et l'autre, malgré leur manière affable, leur conversation facile et plusieurs liens sociaux, se retrouve sans réelle amitié profonde. De cette amitié indéfectible, malgré le temps, l'évolution de la vie, sur laquelle l'on peut toujours compter. Disons que le père a un copain d'enfance et le fils a plusieurs copains, sans plus. Et moi qui s'en inquiète! Moi qui se dit riche en amitié, riche à satiété et qui s'en éloigne quelque peu pour préserver ma quiétude.
Ce soir souper à trois. Lui tient absolument à aller au restaurant. Je me dis qu'il en a assez de ces tête-à-tête avec moi et de nos repas frugaux. Le fils a mangé avec beaucoup d'appétit un repas bien bon mais affreusement cher.
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