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Deux soirs de suite au cinéma de répertoire, c'est presque un dépaysement! Ambiance rétro dans l'un, de délabrement dans l'autre, comptoir de friandises convivial dans le premier, de libre service dans le second. Le paquet de réglisses est petit et non énorme comme aux chaînes commerciales. L'univers des films est évidemment tout autre ...
"Midnight in Paris" m'a fait plaisir tout comme si je lis des correspondances ou des journaux des écrivains ou artistes de ce monde. Comme si l'on touche du doigt à leur vie, évidemment très superficiellement par ce procédé cinématographique. J'ai pu donc dire à Lui le pourquoi de ma collection de livres, Lui qui a aussi aimé le film, et Woody Allen pour la première fois.
"Les femmes du 6è étage" est caricatural, mais peut-être pas tant ... J'ai moins aimé.
Autour de ces salles de cinéma, des quartiers que nous avons fréquentés, ou habités même. En y retournant, la moitié de notre vie défile sous nos yeux. Sentiment conjoint d'être arrivés à notre plénitude. Lui se sent en vacances en ville, malgré nos dossiers actuels. Moi, je me sens humble face à l'avenir prévisible et imprévisible tout à la fois.
Hier, nous sommes allés à la campagne. Lui a tondu la pelouse. Je l'encourageais en lui rappelant les coûts épargnés depuis que la grosse tortue hiberne le long de la rangée de cèdres, puis maintenant que nous gérons la pelouse nous-mêmes.
Aujourd'hui, appel de service d'une ancienne cliente d'il y a une quinzaine d'années. Hier, appel d'un autre. Occasions de renouer surtout, de nouveaux dossiers, peut-être.
Depuis hier, je suis léthargique. À la campagne, je n'ai pas touché aux livres. En ville, je traine toujours sur les derniers cent pages de David Suzuki, tombant endormie facilement. Repos de l'esprit j'imagine, ou esprit d'été? C'est-à-dire que tout effort pèse!
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