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Comme par un feu d'artifice, le ciel du perchoir est tout illuminé. La petite est là. Avec ses yeux intelligents et ses demi-sourires. Mais surtout avec sa communication directe avec moi, sa grand-mère. Elle était avec sa mère, je quittais la pièce et elle faisait mine de pleurer. Je revenais vers elle, elle se tendait vers moi pour se faire prendre. Sur moi, elle se tenais à ma chaine, jouant avec le pendentif d'ambre.
Comme un aimant, dans l'heure qui suit son arrivée, les trois tontons sont venus. Mais nous, les grands-parents, allons et revenons, puis ... repartons encore puisque le dossier en vedette part en orbite lui aussi, avec plusieurs perspectives ... et quelques défis.
Le comble, dans le frigo, il n'y a plus ni lait ni jus, ni pain ni rien. Fifille commande une pizza, Lui achète un grand seau de poulet frit, les fils boivent de la bière. Il a fallu quand même que fifille fasse une petite épicerie de victuailles, salami hongrois, boursin et grelots de Savoie pour que nous puissions manger tardivement une collation de récupération. Les fils sont déjà repartis et la petite dort enfin, épuisée de trop de stimuli.
Demain matin déjà, ils s'en vont vers les Cantons de l'Est, bébé, petite maman et petit papa, profitant de leur nouvelle voiture familiale, prendre le large dans le sens le plus symbolique du terme. Je veux bien, moi qui a eu ma part de grâce avec ma petite-fille. Elle qui s'en va sur ses huit mois, pas de dent.
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