10 février 2011
Rhume d'hiver

Sentiment de jour vide, comme si l'élan soutenu depuis le retour d'Australie, maintenu tout le long du mois de janvier s'est cassé. Février, mois d'anniversaire, est sous un autre signe.

Aujourd'hui, enfin je fais le saut au quartier chinois pour compléter l'achat du matériel de calligraphie, après avoir passé au coiffeur dans le Vieux-Montréal.

Trainant nos rhumes réciproques, nous sommes allés à la campagne pour jeter un coup d'oeil à la maison. Quand nous pouvons partir ainsi c'est déjà signe de répit. Là-bas tout est immobile. Dans la maison, rien n'a bougé, notre rénovateur n'a rien fait, n'a pas répondu à nos appels. Mais il est venu à notre rencontre, s'excusant de sa négligence, se proposant de donner un bon coup bientôt. Il faut bien s'en accommoder, difficile de s'en sortir autrement à bon compte. C'est qu'il connait bien la construction de ces maisons vieilles de plus de soixante ans, avec des clous carrés et non ronds.

Cet après-midi, petite joie: fifille et la petite arrivent demain. Ce soir, petite déception, elles n'arrivent qu'après-demain, coupant court à mon souffle pour réunir les enfants et souper à la maison au lieu de nous trainer au restaurant. Et oui, coupons court au cliché d'aller au resto pour sauver maman de ses chaudrons.

Ce soir, rien de mieux que de me mettre au lit, avec mes espoirs non-dits et mon rhume, ruminant les premiers, dorlotant le dernier. Me guérir des uns et des autres.

Photo prise au Quartier chinois, photo aussi vide de sens que «fête du printemps» dans un contexte nord-américain, non férié, etc. En montant les marches qui conduisent à la Galerie de Chine où j'ai acheté du matériel de calligraphie, j'ai eu un bref aperçu d'une salle voisine où quelques personnes de l'âge d'or jouaient aux échecs en silence. Clairement, c'est une activité quotidienne pour eux et non une activité festive pour le nouvel an.

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