01 février 2011
Déballer un mois tout neuf

Dormir onze heures d'affilée la nuit dernière, j'en avais besoin. Ce matin, je suis reposée mais jamais assez d'attaque pour recevoir la nouvelle du dossier qui s'avorte. L'accepter, il le faut bien. Lui vient de partir sur un autre sentier de guerre. Moi je me prépare pour partir encore. Mais avant, il faut envoyer des voeux du Tết en Australie aux quatre amis et deux cousines. C'est qu'ils entrent dans la nouvelle année avant nous.

D'ici demain matin, il faut absolument que j'envoie les mêmes voeux à la douzaine d'amis en Europe, avec plus de personnalisation selon les rapports. Faute de pouvoir envoyer des cartes par la poste, même si j'ai déjà des timbres, ou même des cartes électroniques, parce que je les trouve trop superficielles, trop infantilisées. Certains confondent modernité et banalité, même dans l'étalage des décorations florales des rues au Việt-Nam. Pour revenir aux cartes électroniques, c'est bien le champ de compétence de la jeunesse, sans culture profonde. Évidemment, je parle comme une vieille personne ...

Si je suis dans ma ville natale, je serai ici, au bord du lac, avec un vieux cerisier pas trop fleuri. C'est quand même plus que cette fausse branche de cerisier ornée de fausses fleurs en tissu que je m'apprête à sortir de l'armoire à fin de le dépoussiérer! La vue sur cette photo est emblématique de ma ville: le lac Xuân Hương, le clocher de mon vieux lycée en arrière-plan, le pavillon sur l'eau appelé La Grenouillère, du temps des français.

Des courses cet après-midi. Je fais provision de médicaments mais aussi d'Oméga 3. Gérer la santé, une affaire de tous les instants. Gérer l'alimentation aussi, une préoccupation à temps complet.

Stress vécu vivement tout le reste de l'après-midi à propos d'un potentiel de conflit dans un dossier. Dans ces eaux-là, je m'estime inapte à me ressaisir. Tant et si bien que c'est Lui qui est reparti seul en soirée. Au fait, mes doutes s'avèrent non fondés pour ce soir, malgré qu'un certain nombre d'inconnus reste à élucider.

Dans la paperasse, je me suis jetée. Et j'avance bien. Un autre dossier se dessine, vive réaction au jalon que j'ai posé ce matin. Ce n'est pas le temps de m'arrêter, malgré l'agenda qui s'embourbe. Soutenir l'effervescence, ne pas lâcher. Rester concentrer. En pause-sanité, voir fifille et la petite sur skype.

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