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Tôt levée, je me suis précipitée sur les recherches pour consolider les gestes d'hier soir. Rassurée, je ne mangeais toujours pas pour finaliser plutôt les billets d'avion pour une petite dizaine de jours en Aquitaine. Mais je suis loin d'être partie! Dans quatre mois seulement. Quatre mois au cours desquels il y aura beaucoup de boulot à abattre. Et de l'eau sous les ponts. Déjeuner en compagnie d'un client venu chercher réconforts et assistance auprès de Lui. Qui-vive et stratégie toute la journée, le dossier d'hier se positionne, campe ses bases et ... ne décampe pas de sitôt. Lui à côté du téléphone, moi bluetooth à l'oreille en déplacement.
Je vais chercher ma mère dans une circulation dense, aller voir mon père qui reconnaît nos noms mais pas nos visages. L'assister dans ses besoins les plus élémentaires, à la limite de nos capacités. Heureusement qu'il y a des préposés qui torchent et qui lavent, sans broncher. Qui prennent la relève exactement là où l'on ne peut plus, malgré toutes les bonnes volontés.
Au téléphone, une voix inconnue qui me sollicite. Un rendez-vous pour samedi. Au blackberry, une signature connue confirme un autre pour dimanche. Au clavier, je lance une invitation dans quinze jours pour une petite rencontre à l'occasion du Tết mais surtout pour voir et revoir ensemble des photos de là-bas.
Le dossier s'affirme. Le camps adverse se fait attendre. Nos clients sont à l'extérieur de Montréal, les autres sont à l'extérieur du pays. Jouer décalage horaire. L'arène se délimite en heure locale + 6. Guerre des nerfs. 19h, 20h, 20h15, 20h55, donc cinq minutes avant le temps, Lui ose un coup de fil pour rappeler l'heure limite. À l'autre bout, la consécration de notre victoire gagnée de haute lutte. Rien qu'une victoire d'étape, il faut le dire. Nous nous disons ouvertement l'usure que je vis devant toute guerre de nerfs.
Le stress me fait trop manger et mal dormir. Conséquences visibles: maux de tête et hyperglycémie.
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