22 septembre 2010
Partir

Hubert Nyssen qui a quatre-vingt cinq ans, un an de plus que mon père, a écrit ces deux phrases le 16 septembre dernier: «Dans son dernier âge la mémoire est confrontée à trois périls : l'oubli, la falsification, l'orgueil. Suis engagé dans la phase la plus difficile, je ne sais plus comment ni où aller… »

«Le vrai désespoir. Tout voir, tout comprendre du contenu de la mémoire mais n'en pouvoir saisir un bout sans le réduire en poussière… »

Je tiens à faire la vaisselle à la main, à passer en revue la pile de journaux en attente, à découper les articles. Avant de finaliser ma valise. Partir libre c'est aussi faire table nette, prête pour le retour.

Dernier geste avant de partir: voir la petite par webcam. Elle a de belles joues, des yeux tout grands qui jettent un regard oblique vers la caméra, tout en tétant son biberon de lait de soya. Une image réconfortante.

Je suis à l'aéroport tôt. Repas avec Lui qui va même prendre charge de l'admission de mon père au centre d'hébergement.

Dans l'avion plein à craquer, l'allemand est déjà très présent. Je visionne deux films, Lettres à Juliette et Sexe in the City 2, nuit blanche pour traverser l'Atlantique et entrer dans la journée du 23.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

--> 1