29 juillet 2010
Retour à la maison

Dans cet hôpital de province, on affiche en quatre langues: français, anglais et les deux langues autochtones, le cri et l'algonquin. Les peuples des Premières Nations sont plus présents à Val D'Or que je ne le savais.

Question physionomie, ici, on me prend pour une autochtone, alors qu'à Montréal, on me dit chinoise. Dans les deux cas, on me parle en anglais! Vous pensez bien que je prend un malin plaisir de leur sortir mon plus beau français! Aussi, je ne crois pas que je veux essayer le seul restaurant vietnamien ici qui sert n'importe quoi, dans un joyeux mélange d'ingrédients, sous prétexte que les locaux ne verront que du feu!

Hier, j'ai enfin fait le tour des parents et amis pour annoncer la nouvelle et envoyer quelques photos. Côté famille, presque tout le monde est en vacances, donc, pas de grande réaction.

J'ai aussi abusé de mon sommeil pour finir le casse tête que je trouve très beau. Au cours de la nuit, j'avoue avoir placer les pièces d'instinct, n'y voyant rien des détails. N'empêche, les croyances transmises par les scènes décrites dans la Roue de la Vie tibétaine sont fascinantes.

Ce midi, déjà je vais rechercher la petit famille à leur sortie d'hôpital. Non, c'était sans tambour ni trompette, par temps frais presque automnal. Le gendre est sorti cueillir les pois sucrés et la salade que nous avons mangés plus tard au souper. Je suis partie faire les courses, avec le net sentiment d'être ailleurs que chez moi. Je ne suis ici que depuis six jours.

Dans la maisonnée, je fais bien attention pour ne pas imposer mes conseils et façon de faire, même pour ce bébé qu'ils vont découvrir avec le temps. Je crois que je m'attarde surtout pour que la jeune mère ne s'oublie pas, elle est avant toute chose ma fille. Déjà, le nouveau venu sait se faire entendre. Et jeune papa voit très bien aux détails pratiques de leur vie.

Ce soir, vaguement, je m'ennuie de chez moi.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

--> 1