19 novembre 2009
Espace culturel élargi

Je suis comme une eau dormante traversée de courants souterrains divers. Certains remontent à la surface bientôt. Depuis quelques jours, je ressens ce bouillonnement intérieur. Assez pour trouver que la surface calme commence à peser.

Ce n'est pas un hasard, qu'une cliente a refait surface, qu'un survol de la base de données a fait émerger une piste de dossier. Et que je pense furieusement à la brèche que j'essaie de faire la semaine prochaine avec ma présentation. J'ai même déjà envoyé le titre aux organisateurs.

J'ai terminé le tome 3 de Millénium. Et passer un temps fou à retrouver la page où Mikael a commencé à appeler Lisbeth du prénom de Sally. C'était à la page 545 du tome 1. Toujours pas d'explication logique.

Hier j'ai lancé des courriels pour renouer des échanges. Toujours pas de retours de courriels aujourd'hui. En voilà une preuve de difficultés relationnelles à distance, même entre gens qui se plaisent bien. Peut-être même surtout entre gens qui se plaisent bien. Le courriel est cantonné dans une logique de communication efficace souvent, mais futile quand il s'agit de vraies relations. Alors comment écrire en un paragraphe ce que le dialogue en face à face fait en une demie-heure?

Même avec mes enfants, le courriel sert à communiquer des informations pratiques mais il s'avère difficile de maintenir un fil d'échanges continus. Je le sais, j'ai essayé.

Hier soir, «Une maison face au nord» chez Jean-Duceppe. Il y a longtemps que je n'ai pas autant pleuré dans une pièce de théâtre. Un ton très juste chez ces comédiens chevronnés. Ce qui ne fait pas théâtre.

Ce soir, «La flûte enchantée» de Mozart à l'Opéra de Montréal, chanté en allemand, sous-titré en français et en anglais bien sûr. Le hic est que nous étions assises, mon amie et moi, trop près et la bande de traduction est au-dessus du rideau. Se tordre le cou pendant 2 heures 50 minutes, c'est trop.

J'ai soigné ma tenue pour la soirée. Quelle déception de voir une salle remplie de gens très ordinairement vêtus. J'ai vu mieux lors des soirées de grands concerts à Montréal, dans la même salle, il y a deux ans. Tout d'un coup, la salle Wilfrid-Pelletier est devenue trop simpliste. Il me manque le décorum, les balcons ouvragés et l'ambiance de l'Opéra de Vienne ou de Prague.

La semaine culturelle n'est pas terminée puisque samedi, nous allons à une pièce de théâtre en anglais. J'y reviendrai.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

--> 1