15 novembre 2009
Sur la route et dans les airs

Tout compte fait, nous sommes partis vendredi dernier chez fifille en Abitibi, avec très peu d'affaires à lui offrir, pris entre le désir de ne pas déverser chez elle, ce qui ne nous convient plus, et l'embêtement de ne donner que ce qui est juste, et neuf, et beau.

C'est la quatrième fois cette année que nous sommes allés en Abitibi, à des saisons différentes, et j'aime toujours cette route, traversant lacs et forêts, villes et villages.

Champagne dès vendredi soir, pour célébrer l'installation des jeunes dans leur nouvelle maison. Une vraie maison, si l'on compare à leur dernier appartement en boîte de tôle. Une belle maison, si l'on en jauge d'après ce que nous avons vu ailleurs, là où la qualité est inégale et les goûts discutables.

Samedi, ballade en Cesna tous les quatre, à partir de l'aéroport de Rouyn-Noranda. Pas d'inquiétude, même si l'oiseau a l'air si mince, si fragile, et le pilote tout neuf. Une promenade presque banale. D'en haut, les rangs sont si rectilignes, les forêts de conifères sombres, de feuillus dénudés à la mine grise. Coucher de soleil au retour et un ciel cotonneux. Je pense à d'autres envolées, celle-là en Suisse, en 2004, au-dessus du château de Gruyère et des pré-Alpes, et l'autre, en hélicoptère, au-dessus du Grand Canyon.

Voir «Millénium, le film» à quatre, avec le fatiguant parallèle avec le livre. Et la frustration de ne pas retrouver les mêmes intensités ressenties dans la lecture, et la tête des personnages qui déçoit, sauf celle de Lisbeth qui rend bien le physique mais pas tout le caractère.

Revenir ce dimanche sous un ciel pluvieux. Avec une inquiétude au ventre, de source inconnue.

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