30 novembre 2006
Ma pauvre tête!

Pour une néophyte comme moi, ce fut une soirée agréable à l'OSM l'autre soir. Sur deux grands écrans, furent projetées des peintures, entre autres de Girodet, exposition au Musée des Beaux-Arts, en ce moment. Après l'entracte, des peintures dont le thème est la montagne pour accompagner en vingt-deux tableaux, la symphonie alpestre de Strauss. Ce fut exquis. D'autant plus que nous avons entendu le maëstro lui-même expliquer la pièce qui fut jouée avec brio sur cinquante minutes.

Et puis le même soir, je n'arrivais pas à me coucher, mon rythme cardiaque va trop vite et j'avais des fourmis dans les jambes. C'est le nouveau dosage de mon médicament qui est en cause. Mais il le faut bien si l'on veut contenir le taux de glycémie.

Hier, nous avons renoncé au plan d'aller à la campagne. À la place, j'ai travaillé dans un dossier et avancé mes connaissances de grammaire chinoise. Puis nous sommes allés chez les fils de nouveau, après l'épicerie, la banque, etc. Je fais un grand plat de porc au barbecue, un grand plat de brocolis sautés et du riz blanc. Simple souper avec les fils. Climat serein. La différence est dans mon état d'esprit, dit mon mari.

Dans la nuit je suis prise d'un mal de tête effroyable. Décidément, les effets secondaires de mon troisième médicament s'imposent. J'avais décidé que je ne continuerai pas le nouveau dosage aujourd'hui mais le test glycémique m'a convaincue du contraire. Voilà, j'ai continué ... Et j'ai l'impression d'avaler du poison qui est sensé me faire du bien par ailleurs.

Bref, c'est dire que je me suis sentie sur le fil du rasoir aujourd'hui. Même pendant cette causerie à midi, alors que j'étais tirée à quatre épingles, en jupe de cuir et bas noirs pour la première fois depuis longtemps. Maintenant, je vous écris du perchoir des fils, après avoir eu un bel échange avec l'un d'eux, celui qui est revenu à ses activités de scout de plein gré. L'autre vient de repartir à l'université alors que son frère est à son ancien collège pour y travailler quelques heures.

Je vais prendre à mon compte une belle métaphore entendue ce midi: «On entend tomber un arbre mais on n'entend pas pousser la forêt!» Disons donc que j'entend chaque faux pas des fils mais je ne les entend pas pousser! Alors patience, ils seront des hommes matures et réfléchis un jour!

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